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Bitume, EPDM, résine : trois procédés d’étanchéité et leurs terrains

Il n’existe pas de procédé universel. Chacun répond à une configuration de toiture différente.

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Le bitume, le plus répandu

La membrane bitumineuse reste le procédé le plus courant sur les toitures-terrasses classiques. Posée en plusieurs couches selon les règles du NF DTU 43.1, elle convient à une grande partie des configurations : toiture inaccessible, toiture accessible aux piétons, avec ou sans isolation associée. Sa mise en œuvre par soudure au chalumeau permet de bien traiter les grandes surfaces planes.

Sa limite se situe sur les géométries complexes, où le nombre de raccords augmente le risque de défaut à long terme.

L’EPDM, pour les formes complexes

L’EPDM est un caoutchouc synthétique posé en un seul lé, ce qui limite justement le nombre de joints sur une toiture. Cette caractéristique en fait un bon candidat pour les toitures techniques, les formes irrégulières ou les surfaces où de nombreux équipements (sorties de ventilation, lanterneaux) viennent compliquer la pose d’une membrane multicouche. Sa souplesse facilite aussi le traitement des angles.

Bitume ou EPDM : le choix dépend de la géométrie réelle de votre toiture.

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La résine liquide, pour les points singuliers

La résine liquide se coule directement sur le support, sans joint. C’est le procédé de choix pour traiter un relevé d’acrotère, un seuil de porte-fenêtre, un balcon ou tout recoin qu’une membrane en rouleau traiterait mal. Elle s’utilise aussi en réparation ciblée, quand il s’agit de reprendre un point précis sans refaire l’ensemble de la toiture.

Sa contrepartie : sur une très grande surface plane, elle revient en général plus coûteuse au mètre carré qu’une membrane en rouleau, pour un intérêt moindre puisqu’elle est surtout utile là où la géométrie complique la pose.

Comment se fait le choix, en pratique

Aucun de ces trois procédés n’est meilleur dans l’absolu. Le choix se fait après un diagnostic qui prend en compte la surface à traiter, le nombre et la nature des points singuliers, l’accessibilité de la toiture et l’état du support existant. Une toiture-terrasse peut d’ailleurs combiner plusieurs procédés : une membrane bitumineuse sur la grande surface, et une reprise en résine sur les points singuliers les plus délicats.

Un diagnostic détermine le procédé le mieux adapté à votre toiture.

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Pour aller plus loin

Le choix final se fait toujours après avoir vu la toiture en question.